Toulouse Hypnose Médicale
Dr. Martine Mazières
l'Hypnose
Phénomène naturel, spontané et transitoire que nous avons tous expérimenté :
Quand on est « dans la lune », ou « perdu dans ses pensées », qu’on « oublie tout » en contemplant un feu ou en faisant un trajet quotidien en voiture sans s’en rendre compte, quand on est tellement absorbé par sa lecture que l’on n’entend pas qu’on vous appelle, on est en « transe hypnotique » ou « dissociation », l’attention est alors focalisée sur un seul flux de pensées, avec une relative indifférence au monde extérieur. Ce n’est rien d’autre que de l’auto-hypnose.
L’hypnose est probablement aussi ancienne que l’humanité. On retrouve la « transe hypnotique » dans des rituels religieux anciens et actuels (chamanisme, derviches tourneurs, …).
L'Hypnose Médicale
De nombreux médecins se sont intéressés à l’hypnose. Au XVIIIe siècle le médecin allemand Franz-Anton Mesmer (père du « mesmérisme »), puis au siècle suivant, James Braid (chirurgien écossais), Jean-Martin Charcot (spécialiste des maladies nerveuses à Paris) et Sigmund Freud (père de la psychanalyse) ont utilisé l’hypnose pour soigner leurs patients.
Le psychiatre américain Milton Erickson (1901-1980) a ouvert la voie de l’hypnose moderne. En hypnose Ericksonienne tout le monde est hypnotisable puisque la transe est un phénomène naturel. L’hypnose n’est pas le sommeil mais un état de vigilance accrue, de veille paradoxale dans laquelle mémoire et attention sont amplifiées. L’inconscient est considéré comme un réservoir de ressources : le patient détient ses propres solutions en lui-même. Le travail du thérapeute est d’aider le patient, au cours de la transe hypnotique, à découvrir ses ressources inexploitées. Le patient peut ainsi devenir acteur des changements mis en œuvre, la thérapie se déroulant dans une collaboration respectueuse entre le thérapeute et le patient. L’idée générale qui sous-tend une telle approche est qu’on considère que le patient a en lui les capacités pour faire face à sa situation, mais n’arrive pas les utiliser.
Cet état modifié de conscience est aujourd’hui mieux connu et exploré tant dans le domaine des psychothérapies que dans celui des neurosciences (par IRM fonctionnelle du cerveau notamment), afin d’appréhender le fonctionnement du cerveau lors de ces moments particuliers.
Le thérapeute cherche à saisir l’opportunité d’un changement ici et maintenant, dans le présent ; chaque consultation pouvant potentiellement être la dernière. L’interaction patient-thérapeute est au centre de cette thérapie. Dans une perspective d’efficacité, on s’attache plus au « comment en sortir » qu’au « pourquoi est-ce ainsi ».
Dans quels cas recourir à l'hypnose ?
La pratique de l’hypnose médicale vise l’allègement d’une souffrance. L’hypnose permet de traiter, seule ou en complément d’autres thérapies :
Les douleurs
Aiguës (notamment post-opératoires) ou chroniques (algodystrophies, douleurs fantômes, lombalgies, fibromyalgie, migraines, les acouphènes, …), ainsi que les douleurs abdominales (côlon irritable).
En dermatologie
Prise en en charge de la part psychosomatique de son trouble (eczéma, urticaire, prurit, vitiligo, psoriasis, pelade, verrues, …).
En cancérologie
L’hypnose a sa place dans les « soins de support » (ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes atteintes de cancers, parallèlement aux traitements spécifiques, tout au long de leur maladie). Elle permet d’améliorer le vécu de la maladie et de ses traitements pour donner aux patients les meilleures chances de guérison dans les meilleures conditions possibles.
En chirurgie
Pour les accouchements, les endoscopies (digestives, bronchiques), les soins dentaires, les soins esthétiques et, plus généralement, toutes les interventions possibles sous anesthésie locale ou loco-régionale. Le patient tolère beaucoup mieux son intervention tout en la vivant sans stress et même agréablement.
Chez les enfants
L’énurésie, l’asthme, le bégaiement, les tics, les cauchemars, les difficultés scolaires, les troubles de l’attention, ...
L'hypnose peut soigner
- Les addictions (tabac, alcool, cannabis, …)
- Les troubles alimentaires (boulimie, troubles compulsifs, anorexie)
- Le bruxisme
- Les troubles du sommeil
- Les phobies
- La dépression
- Les troubles liés à l’anxiété chronique : stress, attaques de panique, spasmophilie, …
- Le trac pour les examens, concours, compétitions, prise de parole en public
- Les syndromes post-traumatiques,
- Le burn-out
- La préparation à l’imagerie médicale (IRM) ou à des explorations instrumentales (gastroscopie, coloscopie, …)